Quels véritables enjeux d’intérêt général à l’Haÿ ?

Avec l’arrivée du métro, le projet du centre-ville soulève de nombreux enjeux dans notre ville très étendue et divisée en nombreux quartiers (Vieux bourg, Locarno, Lallier-Bicêtre, Jardins parisiens, Petit Robinson, …). L’un des enjeux, présenté par la municipalité elle-même, est la réunification d’un grand centre-ville, comprenant le « cœur de ville » et « le secteur Locarno » et destiné à terme à être facilement connecté au secteur de Lallier-Bicêtre où va arriver la ligne 14 du métro. Si cet enjeu n’est pas respecté dans les nouveaux projets d’aménagement de la ville alors cela voudrait dire qu’il n’y a aucun projet de ville et qu’il s’agit uniquement d’opérations immobilières hétérogènes et géographiquement distantes.  Sans projet de ville, les finances publiques ne peuvent être sollicitées et l’intérêt général invoqué.

Alors de quoi avons-nous réellement besoin pour la ville de l’Haÿ-les-Roses ?

Enjeu n°1 :  la réunification des quartiers.

Qu’en est-il de la réunification d’un grand centre-ville, comprenant le « cœur de ville » et « le secteur Locarno » et destiné à terme à être facilement connecté au secteur de Lallier-Bicêtre où va arriver la ligne 14 du métro ?

Une nouvelle fois, c’est la politique « du tout voiture » qui est choisie par la municipalité. Pourtant sans projet de voies piétonnes, de circulation douce (vélos), notre ville est condamnée au manque de convivialité et à n’être plus qu’une cité dortoir. C’est l’inverse des politiques modernes de gestion de la ville qui se poursuit sans interruption depuis les années 1970 pour l’Haÿ. Et bien sûr cela ne fonctionne pas, les commerces sont déprimés, les quartiers isolés !

http://www.slate.fr/story/144466/france-zone-commerciale-geante

Que faire face à cette situation ?

D’abord observons nos voisins immédiats : Bourg-la-Reine, Sceaux, … Ces villes ont su préserver leur centre-ville avec un bâti ancien, des commerces nombreux, un marché central, des services publics peu éloignés les uns des autres. Mais aussi, des squares et des jardins préservés et des parcs facilement accessibles à pied, des contre-allées plantées d’arbres, des avenues et boulevards à la circulation régulée (aménagement approprié et réduction des voies). Les projets d’aménagements actuels de l’Haÿ-les-Roses vont s’étaler sur deux kilomètres, amener de nouveaux commerces place de l’Eglise (collés à la Roseraie), d’autres en lieu et place du square Léon Jouhaux, d’autres à l’emplacement du marché actuel de Locarno et d’autres encore vers le métro.  Par conséquent, les commerces n’auront ni le bénéfice d’un centre dédié identifié, ni d’une inter complémentarité attractive.

Aucune contre-allée plantée d’arbres n’est prévue, ni pour les piétons ni pour les vélos rue Thirard et la ville ne prévoit rien contre les nuisances du boulevard Paul Vaillant Couturier.

On veut nous condamner à la voiture et à une ville aux commerces éparses sans véritable centre-ville. Il faudrait au contraire revoir la circulation dans le centre-ville, à Locarno et vers le nouveau métro, prévoir plus de voies piétonnes et de sens uniques (afin de protéger les passants), des pistes à vélo, utiliser les parkings à l’extérieur du vieux Bourg (qui existent déjà) … Les commerces, contrairement aux idées reçues, en tireront grand bénéfice (pour preuve voir l’expérience des villes voisines).

On pourrait tirer profit de l’exemple des villes moyennes allemandes :

 « Accéder au cœur piétonnier à pied… En quittant les rues piétonnes, le promeneur n’est pas immédiatement confronté à des axes routiers majeurs. La transition se fait en douceur. On marche d’abord dans une rue semi-piétonne, puis dans une voie où la vitesse est limitée à 30 km/h, ensuite survient un boulevard passant et enfin une quatre voies menant vers l’autoroute. Cette gradation, tous ces axes étant bordés de trottoirs, permet une accessibilité de la zone piétonne à pied. Oui, à pied, un aspect que l’on néglige souvent lorsqu’on imagine l’accessibilité d’un cœur commerçant. »

http://transports.blog.lemonde.fr/2017/09/22/allemagne-villes-moyennes/

Enjeu n°2 : le traitement des nuisances de l’autoroute et du boulevard Paul Vaillant Couturier.

Il est difficile de concevoir que va se dresser un nouveau quartier en lieu et place du marché Locarno sans qu’au minimum les nuisances de ces deux grands axes soient traitées.

Même si un nouveau revêtement est programmé pour couvrir l’autoroute A6b afin d’atténuer le bruit, rien n’est prévu pour résoudre le problème de la pollution atmosphérique générée. Pourtant elle est intense entre l’autoroute et le boulevard. Or, le square Léon Jouhaux qui a le mérite d’apporter un peu de fraicheur et d’oxygène aux nombreux boulistes qui se détendent l’été sous les grands arbres est menacé par la reconstruction d’un nouveau marché Locarno. A l’heure où l’on essaie de mettre en valeur les trames vertes pour réintroduire de la nature dans les villes sur-densifiées, il est curieux de vouloir raser le square Léon Jouhaux qui fait partie d’une coulée verte et qui plus est dans un endroit extrêmement pollué. Améliorer cette coulée verte et prévoir une traversée sécurisée à son intersection avec le boulevard Paul Vaillant Couturier pour les vélos et les piétons paraît être la moindre des choses (actuellement, il n’y a même pas de passage piéton à l’intersection de la coulée et du boulevard).  Le square est un vrai lieu de vie des habitants de l’Haÿ-les-Roses qu’il est impensable de raser pour le remplacer par un centre commercial. Les centres commerciaux où il faut consommer ne constitueront jamais des lieux de détente et de convivialité. Et même si la ville a prévu un autre terrain de boule de remplacement (sous le soleil), parions que c’est une étape supplémentaire dans l’achèvement de la dévitalisation de notre ville.

Un véritable projet d’aménagement de la ville dans l’intérêt général doit avoir pour point de départ l’observation du mode de vie des habitants d’un quartier. Il doit protéger et améliorer les véritables lieux de vie et non pas les détruire. Les vrais besoins en matière d’infrastructures et de voirie n’apparaissent pas dans les nouveaux projets d’aménagement de la ville.

Enjeu n°3 : le patrimoine

Enfin n’oublions pas la particularité de l’Hay-les-Roses qui lui vaut ses nombreux visiteurs : le Parc de la Roseraie, dont la Roseraie est classée au patrimoine national. A ce titre ses abords sont protégés.

Il est essentiel de préserver les arbres à ses abords qui constituent un poumon végétal pour le vieux Bourg. C’est l’écrin de verdure qui met en valeur et sublime les roses. Toutes les roseraies que nous connaissons et que nous avons visitées sont toujours entourées d’arbres, c’est l’esprit des paysagistes de l’époque de Jules Gravereaux. De plus, comme dans beaucoup de parcs (exemple du parc de Saint-Cloud), l’église que l’on aperçoit du parc fait partie intégrante du paysage.  Nous avons la chance d’avoir une vue intéressante et intemporelle lorsque nous nous promenons dans le parc de la Roseraie. Soyons perspicaces et conservons-la. C’est aussi tout le travail des paysagistes modernes de comprendre les perspectives intéressantes et de mettre en valeur les édifices anciens en harmonie avec la végétation d’un parc.

Au contraire, dans le projet d’aménagement de la ville, cette vue est complétement bouchée par des bâtiments trop denses pour le centre-bourg. D’ailleurs qui peut dire qu’une grande surface comme un Monoprix peut constituer une mise en valeur d’une entrée de parc ? Connaissez-vous d’autres parcs où c’est le cas ? Vincennes ? le Parc de Sceaux ? Les buttes Chaumont ? Versailles, Boulogne, parc de l’île Saint-Germain, Jardin des plantes à Paris ??, etc…

Une grande surface et des résidences, ce sont aussi des camions de livraison, des poubelles, des encombrants (très mal gérés par la ville). On ne peut pas vraiment dire que cela va constituer une « mise en valeur de l’entrée de la Roseraie ».

Enjeu n°4 : les finances

Les impôts locaux dans notre commune sont très élevés par rapport aux communes voisines. La ville est déjà très endettée. La ville annonce d’ores et déjà en conseil municipal du 28 septembre 2017 une augmentation supplémentaire des impôts locaux alors qu’elle avait été élue pour stopper cette hémorragie et non pas pour mettre en place des projets pharaoniques de concessions (nouvel emprunt de la ville sur quelle durée?). Seuls 50% des habitants de l’Haÿ-les-Roses paient des impôts. Les projets présentés actuellement sont surévalués par rapport aux besoins de la ville et vont l’empêcher de se concentrer sur les véritables enjeux (réunification des quartiers, lutte contre les nuisances de l’autoroute et du boulevard Pierre Vaillant Couturier, amélioration de la voirie et des infrastructures). Loin d’attirer de nouveaux habitants « fortunés » comme l’espère la municipalité (qui ne trouveront pas les infrastructures en rapport avec le standing attendu), les projets risquent de faire fuir les habitants qui paient les taxes, entrainant la baisse de la valeur des logements et un engrenage dangereux. L’Haÿ-les-Roses subit déjà de plein fouet les conséquences de constructions mal pensées qui ont défiguré son centre-ville, transformé en cité-dortoir et déprimé ses commerces.

Ce qui est contraire à l’intérêt général dans notre ville :

  1. Sacrifier les espaces verts publics (quatre au total). Supprimer les seuls vrais lieux de vie restants (boules à Léon Jouhaux, manège à la Roseraie, marché de Noël…) de la cité dortoir qu’est devenu la ville. On remarquera que cette vie s’exprime toujours sous les arbres de haute tige salvateurs en plein été.
  2. Ne pas traiter le problème de cohérence de notre ville et par conséquent de cohésion sociale.
  3. Ne pas apporter de solution à la dépression des commerces en ne luttant pas contre leur étalement.
  4. Ne pas privilégier la rénovation et la « couture urbaine », les projets d’infrastructures publiques et de voirie (contre allées plantées d’arbres, rétrécissement des voies pour le boulevard Pierre Vaillant Couturier, etc…).
  5. Vouloir implanter un nouveau quartier (Locarno) entre deux grands axes sans en traiter réellement les nuisances
  6. Privilégier le « tout voiture » sans aucun objectif de mobilité douce.
  7. Commercialiser les abords de la Roseraie qui sont protégés au titre du patrimoine.
  8. Avoir mis en place un nouveau PLU entre 2014 et 2016, sans véritable concertation et sans référence au développement durable.
  9. Organiser en 2017 des tables rondes d’Agenda 21, après avoir bouclé le nouveau PLU en 2016. Et réfléchir à l’Haÿ dans un siècle à travers l’Agenda 21, tout en évitant de commencer dès aujourd’hui les bonnes pratiques pour l’environnement.
  10. Faire des choix d’aménagement surdimensionnés pour notre ville sous le prétexte de l’arrivée du métro.
  11. Faire le choix d’un endettement important pour la ville dans une situation d’incertitude générale quant aux financements futurs des municipalités (taxe d’habitation etc…).
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Nous avons besoin d’oxygène !

Une raison souvent invoquée pour justifier les nouveaux projets de BTP en ville est qu’il faut limiter le morcellement des campagnes. Portée par Cécile Duflot, la loi ALUR (pour l’accès au logement et un urbanisme rénové) du 24 mars 2014 s’est fixée entre autres objectifs la densification des zones urbaines, « construire là où sont les besoins » et « lutter contre l’étalement urbain ». Nous en payons aujourd’hui les conséquences. Si l’on peut comprendre aisément la nécessité de préserver les terres agricoles, cette loi insuffisamment réfléchie et préparée a engendré des dommages  non calculés. Outre que la loi ALUR fait le bonheur des promoteurs (qui n’en avaient pas réellement besoin, vu le bétonnage généralisé antérieur) et des banques, elle n’a prévu aucun garde-fous pour préserver la biodiversité et la nature en ville, absolument nécessaires à la survie d’une grande partie de la population concentrée en ville. Cette loi ravive la défiguration des paysages urbains déjà connue dans les années 1970 et toujours présente dans notre quotidien.

 C’est donc aux élus locaux de prévoir une politique intelligente pour préserver un cadre de vie agréable et développer une politique active de promotion de la biodiversité en accord avec la COP 21 et les orientations nationales de transition écologique. L’environnement n’est pas la politique qui coûte le plus cher, sauf quand il faut réparer les dégâts (destruction ou pollution).

Densification ou désertification ?

La densification devait permettre à la fois de résoudre la « crise du logement » et de garantir la protection de l’environnement en évitant d’artificialiser davantage les sols.

On peut légitimement s’interroger sur les réels besoins en terme de construction quand l’on connaît le chiffre des logements vides en Ile-de-France (voir carte des logements vacants).


Vue aérienne de l’Ile-de-France    

Mais surtout quelle est la définition retenue pour l’étalement urbain ? Anéantir des espaces publics verts n’est-ce pas une forme d’étalement urbain ? La densification ne devrait-elle pas signifier la meilleure utilisation de ce qui est déjà artificialisé ? C’est-à-dire la rénovation des logements délabrés, l’aménagement des constructions existantes, l’amélioration du cadre de vie pour donner envie à de nouveaux habitants de venir occuper des logements actuellement laissés vides ?

A l’Haÿ-les-Roses, où la densité urbaine est déjà grande, on le voit sur l’image aérienne ci-dessous, quatre espaces verts sont menacés : les abords du parc de la Roseraie en centre-ville, le square Léon Jouhaux (marché Locarno), le square Lallier (future gare) et le square Baudin.

 
L’Haÿ-les-Roses, vue du ciel                                   Espaces verts menacés en rouge

Cette politique d’aménagement par la destruction des espaces verts ne prend pas du tout en compte les enjeux de la ville de demain qui sont :

  • la gestion des ilots de chaleur dans un contexte de réchauffement climatique et de densification urbaine
  • la réduction des émissions de gaz à effet de serre (lors de la COP 21, l’objectif lancé était de limiter à 2°C le réchauffement climatique d’ici 2100)
  • le contrôle de la qualité de l’air et de l’eau
  • la réduction des nuisances sonores
  • le maintien et le développement de la biodiversité en ville

Or le maintien et la plantation des arbres dans la ville sont nécessaires pour répondre à toutes ces problématiques. En effet, un arbre au cours de sa vie stocke du CO2 et rejette de l’oxygène, c’est le phénomène bien connu de la photosynthèse. Il participe ainsi à renouveler l’air que nous respirons tout en fixant des polluants atmosphériques, en purifiant l’eau et en stabilisant les sols. De plus, les zones arborées constituent des ilots de fraîcheur car les arbres stoppent par leur feuillage les rayons du soleil et rafraichissent l’atmosphère par évapotranspiration. Arbres, arbustes, haies et bosquets sont autant de milieux naturels permettant d’abriter des espèces d’oiseaux, de petits mammifères, d’insectes qui contribuent à entretenir un écosystème. (Les rôles de l’arbre en ville)

A Paris, le moindre espace de verdure ou coin ombragé préservé suscite étonnement et engouement parfois à la limite du ridicule. Nous aussi serons-nous étonnés bientôt de voir un arbre ou un carré de verdure à l’Haÿ?

Un espoir est cependant permis quand on voit que dans de nombreux parcs parisiens, la tendance est à la gestion différenciée, c’est-à-dire un jardinage doux qui laisse la nature reconquérir une partie des espaces. La redécouverte et le maintien d’espèces végétales d’Ile-de-France aujourd’hui en voie de disparition est devenue l’une des priorités. La nature et le sous-sol de notre région sont d’une richesse incroyable et méritent d’être préservés.

Des outils de sauvegarde de la biodiversité existent déjà…

Ces enjeux sont bien compris des scientifiques, par certaines associations et institutions. Des outils juridiques et réglementaires ont même été élaborés à l’échelle nationale. Parmi les dispositifs existants, on peut recenser la trame verte et bleue (TVB), les schémas régionaux de cohérence écologique (SRCE) ou encore les atlas de la biodiversité (ABC).

  • Trame verte et bleue (TVB) et Schéma Régional de Cohérence Écologique (SRCE)

La trame verte et bleue est un concept qui permet d’identifier et de reconstituer des continuités écologiques entre réservoirs naturels et corridors verts. Le SRCE donne les grandes lignes de continuité à respecter à l’échelle de la région. Il s’agit de le compléter dans les documents d’urbanisme locaux (PLU notamment). Or à l’Haÿ-les-Roses ce travail n’a pas été fait et il n’en est même pas question.

Pour en savoir plus sur ces dispositifs et d’autres encore, le site de la DRIEE.

Un exemple réussi de trame verte et bleue, Nantes métropole : https://www.youtube.com/watch?v=gS3kyPaCC1k&feature=youtu.be

  • Atlas de la biodiversité communale (ABC)

Les atlas sont des opportunités à saisir pour les riverains (habitants et élus) afin de prendre conscience de la biodiversité de l’environnement local. Il s’agit de rassembler les connaissances disponibles sur le milieu naturel de la commune et de les compléter par des inventaires et des cartographies qui demandent la participation de tous les habitants qui le souhaitent. Ce dispositif doit naturellement déboucher sur des actions de préservation de la faune et de la flore au niveau de la commune et de l’intercommunalité.

Pour plus d’information, la page des atlas de la biodiversité sur le site du ministère de la Transition écologique et solidaire.

D’autres propositions émergent comme les zones urbaines vertes (PLU de Paris 2016) ou les coefficients de biotope (déjà expérimentés à Berlin). Les administrations ou les élus n’ont cependant qu’un seul leitmotiv « combien ça coûte? » ou bien encore « l’équilibre des finances publiques ».  Alors il faudrait commencer par ne pas détruire le peu de végétation qui subsiste, c’est le capital d’oxygène qui nous reste pour que nous puissions continuer à vivre dans les villes.

L’Haÿ-les-Roses possède un potentiel écologique qui ne demande qu’à être reconnu et valorisé : elle bénéficie du parc départemental de la Roseraie, du parc de la bièvre et de sa coulée verte, d’une promenade verte allant de l’autoroute au boulevard de la Vanne, de multiples sentiers traversant les quartiers résidentiels, sans oublier ses jardins privatifs tout aussi nécessaires à la continuité écologique. C’est tout ce réseau vert, qui une fois connecté pourrait constituer notre trame verte et bleue et permettre à la biodiversité de circuler et à nos poumons de respirer. A condition de ne pas raser le moindre espace vert présent. Alors, COP 21 et lutte contre le réchauffement climatique ou bétonnage galopant ? C’est aujourd’hui que se fait le choix.

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Le saviez-vous ?

Des études outre-atlantique ont montré que :

  • un arbre mature effectue le même travail de rafraîchissement que 5 climatiseurs  moyens fonctionnant 19 heures par jour (Johnston
    et Newton, 2004)
  •  pour ce qui est de l’absorption de CO2, un petit arbre absorbe 16 kg/an tandis qu’un grand arbre en absorbe 360 kg / an (en raison de la surface foliaire qui est multipliée). Il faudrait donc 23 jeunes arbres pour tenter de compenser ce seul service écologique rendu par un arbre mature (Mcpherson et Simpson, 1999 cités dans Gosselin, 2015). Si on souhaite procéder à la plantation d’arbres de plus grande taille, donc plus âgés, il faut savoir que leurs chances de survie sur leur nouveau site seront beaucoup plus faibles que s’il s’agit de jeunes arbres en raison des pertes racinaires lors de la transplantation. La compensation de la perte d’arbres matures est donc très ardue. Voilà pourquoi il importe de tout mettre en œuvre pour les protéger et de procéder à la plantations de jeunes arbres le plus tôt possible !
    Cf. https://vivreenville.org

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